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samedi 4 avril 2009

un jeudi soir à Ottawa...

Angela Desveaux & the Mighty Ship
Angela Desveaux
[Thrill Jockey; 2008]

extrait: Hide From You

Jeudi dernier (le 26 mars), je suis allé voir un show sur recommandation de MC qui est fan du groupe. À part l'endroit décoré pochement et situé au-dessus d'un bar punk-rock (ce qui faisait qu'on entendait les basses fréquences d'en dessous...), la 50 qui goûtait bizarre, une première partie « correcte » et une foule très éparse pour de la musique de ce calibre, j'ai pu apprécié grandement le pourquoi de notre venue dans cette venue.
En effet, moi qui connaissais très peu la musique d'Angela Desveaux, j'ai été épaté de la complicité et de la tightness des musiciens qui rendaient leur country bluesy de façon impeccable. Au milieu de cet écrin, la petite montréalaise aux racines néo-écossaises brille comme une belle pierre de mer dépolie montée sur une antique bague tributaire des grandes figures du country des dernières 50-60 années. « De la belle ouvrage », comme qui disent...

site officiel: www.angeladesveaux.com
99

jeudi 26 février 2009

STEAK HACHÉ

Keep It Hid
Dan Auerbach
[Nonesuch] 2009
Origine :
Akron, OH
extrait : The Prowl (mp3)


Ça sent le steak haché! Puis pas le mi-maigre. Le vrai de vrai. Celui dont l'odeur s'imprègne dans ton manteau avant de sortir puis qui fait retourner tout le monde sur ton passage. Ça sent aussi la cigarette. Celles que tu as fumées au dessus de la poêle en faisant cuire tes tapettes à hamburgers. Une odeur à t'empêcher de rentrer dans l'autobus. Celle qui va te prendre plus que du Febreeze pour en venir à bout. Keep It Hid c'est la première production solo de la moitié des Black Keys. Ça pue le gras et la sphalte. Et le vieux bounce. On dirait Robert Johnson qui à la croisée d'un chemin en fleurs a fait un pacte avec une carcasse de boeuf.

Infos : Dan Auerbach selon Wikipedia
Dan Auerbach sur MySpace
Site officiel : theblackkeys.com

dimanche 26 octobre 2008

Burial

Dominicale. Méditative. Fantomatique. Automnale. Plaintive. Envaleuse. Voici un peu de la maudite machine à Burial pour accompagner ton blues de fin d'octobre. Profites-en car dans quelques jours la velour brigade d'aRTIST oF tHE yEAR, de son pouce mouillé, effacera tous tes soucis.

vendredi 4 juillet 2008

Dors Caroline

La guerre de Sécession est l'un des conflits les plus meurtriers que les États Unis ont connus. C'est aussi l'un des plus tragiques. Pour des principes économiques et idéologiques, l'Union (nordiste) et la Confédération (11 états sécessionnaires du sud) se sont affrontées pendant quatre ans dans des combats qui ont fait plus de 620 000 morts. La guerre de Sécession est désignée par 30 noms différents aux Etats Unis et ailleurs :

Aux US et en Angleterre
Civil War
Reconnue entre les deux camps après négociations
War Between the States
Au nord seulement
The Rebellion
War of the Rebellion
War of the Insurrection
Slaveholders War
Great Rebellion
War to Save the Union
Au Sud surtout
War for Southern Independence
War of Northern Aggression
War in Defense of Virginia
Mr. Lincoln's War
War of Secession (aussi ailleurs)
The War
The Late Unpleasantness
The Lost Cause

Près de 140 ans après la fin des hostilités, les cicatrices de cette guerre civile ne sont pas encore complètement refermées.

The Raconteurs - Consolers Of The Lonely
[Third Man/Warner Bros.] 2008
extrait : Carolina Drama

Pour la fête des US, je ne pouvais passer sous silence cet album, sorti en cachette au mois de mars dernier, et venu à moi par l'ami Thibaj. Projet de Jack White III, Brendan Benson, Patrick Keeler et Jack Lawrence, amis depuis une dizaine d'années et tous issus de Détroit, The Raconteurs a ici pondu, avec un amusement senti, une oeuvre classic rock très respectable. Enregistrées à Memphis, les pièces empruntent au répertoire du classic rock et rythm'n'blues américain et anglais, avec des teintes parfois de folk celtique et de country américain. On pense musicalement aux anglais Led Zeppelin, The Who et Queen, mais l'ensemble évoque plus les jamborees midwesterns de l'époque de Jesse James et de la rédemption du sud, où, avec la génératrice dans le tapis, les staccatos de guitares et les éclaboussures de cymbales auraient remplacé la haine et les tirs de fusil fratricides. Jack White continue sa quête de canaliser avec énergie l'esprit blues-rock, fait mouche, et étonne encore, surtout sur cette murder ballad aux accents folk, dernière pièce de l'album, Carolina Drama. De sa voix poignante il raconte l'histoire poétique, et bien américaine, d'un meurtre étrange.

samedi 15 mars 2008

Le Top Inventaire : ZZ Top

Le trio texan ZZ Top a depuis toujours été apprécié par la confrérie du Top100. Le rock de ZZ Top, instantanément reconnaissable, éminemment puissant, profondément blues et 100% américain, additionné d'un humour texan amusant à l'iconographie simple a opéré depuis longtemps son charme auprès des mélomanes et amateurs de "bon temps" que nous sommes. ZZ Top nous a tenu pour la plupart par la barbichette bien avant que le Top100 ne voie le jour en 1992, et la légende dit qu'ils ont inspiré le nom de l'événement annuel. (La raison du 100 s'est perdue dans les transmissions orales, sauf qu'on croit que l'utilisation du nombre aurait un lien avec les cent chansons qu'on écoute.)

Musicalement, ZZ Top atteignait le sommet dans les années '70 et dans la première moitié des années '80. Les années '70 voyait la participation du trio à la florissante scène blues-rock et southern-rock qui étaient en plein âge d'or. Le trio se faisait reconnaître pour plusieurs pièces (La Grange, Tush, I Thank You) et albums (Tres Hombres, Degüello) devenus aujourd'hui des classiques rock. Les années '80, et MTV, amenaient les succès commerciaux des albums Eliminator (1983) et Afterburner (1985), où on retrouvait leur blues-rock se faire soutenir maintenant par des arrangements de synthés et de séquences efficaces, et où s'exprimait une iconographie plus simple, qui devenait même le thème central de leurs paroles. C'est avec l'interprétation des chansons Cheap Sunglasses et I'm Bad A Nation Wide extraites de Degüello, en 1979, qu'ils découvraient la puissance de l'évocation de leur apparence sur l'imaginaire du public et de la démonstration de celle-ci. Depuis ce temps, ils sont devenus des légendes rock, les rois des arénas et des icônes de la culture pop, et ils capitalisent là-dessus.
Au tournant du millénaire, après avoir refusé l'offre à rebrousse-poil de RCA, ils furent relégués au deuxième tiers des priorités de la compagnie de disque. L'offre était de faire un album important avec des artistes invités, comme Santana l'avait fait avec Supernatural. Bien que leur créativité musicale se soit épuisée, et que leur contrat ne se soit pas renouvelé avec RCA, leur sens des affaires est bien présent. Ils sont perpétuellement en tournée, ou participent à des événements sportifs (SuperBowl, Orange Bowl, Nascar, expositions et galas de moto) et font de l'argent à la pelle avec la vente de marchandise, même quand la maladie doit les arrêter momentanément, comme en 2000.
Comme tous les vrais bluesmen, ils s'améliorent en vieillissant. Gibbons est un des plus grands guitaristes blues qui soit à faire du rock. Leur jeu musical ne se perd pas et le trio est toujours passionné du blues... ils ne s'en barbent pas. Ils ont fait faire une guitare à même le bois de la maison d'enfance de Muddy Waters, qu'ils ont utilisé, et fait mettre aux enchères pour le bénéfice du Delta Blues Museum. ZZ Top a été introduit au Rock N Roll Hall of Fame en 2004 où ils étaient présentés par Keith Richards. ZZ Top était honoré par Billy Bob Thornton en mai 2007 et les compagnons de fête étaient Nickelback, Ozzy Osbourne, Genesis et Heart. Le spectacle de la dernière tournée, donné au Nokia Theater au Texas en novembre passé sera sur DVD. (anecdote techno : premier DVD offert en format Blu-Ray seulement. Le HD-DVD devrait aller rejoindre la cassette beta et les vidéodisques sur une île déserte).

La percée mondiale : ZZ Top - Legs (extrait de Eliminator, 1983)


Récupération et prestige :
ZZ Top - She Loves My Automobile (Willie Nelson - Live and Kicking, 2005)

ZZ Top en Top statistiques :
ZZ Top : #75 au Panthéon
ZZ Top - Greatest Hits, (Warner Bros, 1992) : #78 au All-Time long-jeux.
I'm Bad A Nation Wide, extrait de Degüello (1979) : #54 au Top100 1996


La fesse gauche de
ZZ Top - Les douze suggestions d'Outaragatron
:
John Lee Hooker, The Great John Lee Hooker, 1964, Crown
Cream, Disraeli Gears, 1967, Polydor
Jimi Hendrix, Electric Ladyland, 1968, MCA
The Allman Brothers Band, The Allman Brothers Band, 1969, Polydor
Little Feat, Sailin' Shoes, 1972 , Warner Bros.
Lynyrd Skynyrd, Pronounced Len-Nerd Skin-Nerd, 1973, MCA
Foghat, Fool For The City, 1975, Bearsville
Ted Nugent, Cat Scratch Fever, 1977, Epic
Thin Lizzy, Bad Reputation, 1977, Mercury
The Fabulous Thunderbirds, The Fabulous Thunderbirds, 1979, Chrysalis
George Thorogood, Bad To The Bone, 1982, EMI
Stevie Ray Vaughn, Texas Flood, 1983, Epic/Legacy


ZZ Top : Les séquelles intéressantes en 2008
Trent Summar & the New Row Mob
Danko Jones

North Mississippi Allstars
The Black Keys
Heavy Trash
Wilco


ZZ Top
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